Le Mondial de football n’entraînera pas de boom économique

 Stade de football

Malgré l’engouement que suscite la Coupe du monde de football, et ses enjeux qui dépassent largement la dimension sportive, croire qu’elle entraîne un boom économique serait erroné. Pour Pierre Rondeau, expert en économie du sport interrogé par Libération, les retombées financières sont l’apanage de quelques secteurs. Il livre son analyse sur ce phénomène.

Pas d’impact positif à long terme sur l’économie

Avec 20 à 25 millions de téléspectateurs et l’explosion des revenus publicitaires, les diffuseurs télé, notamment TF1 pour la finale, sont les grands gagnants.

Bien entendu, la Fédération française de football tire un énorme profit de l’événement en augmentant la visibilité de sa marque, ainsi que des ventes de maillots et du nombre de licenciés.

Mais sur l’économie en général, surtout à long terme, l’effet positif tient davantage du mythe d’après les observations faites en France en 1998, mais également dans les pays ayant remporté les éditions précédentes de la compétition (Italie en 2006, Espagne en 2010 et Allemagne en 2014).

Important Certes, le sentiment de bonheur devrait pousser les ménages à consommer pendant toute la période estivale, tirant le crédit consommation vers le haut.

En revanche, comme en 1998, malgré la victoire, à partir de la rentrée, les chiffres devraient repartir à la baisse, annulant tout impact durable sur la croissance globale.

Important Pour les Français, le succès footballistique des Bleus ne va donc pas améliorer miraculeusement leur pouvoir d’achat.

Effet social et politique de courte durée

Sur le plan social, l’élan de fraternité, de cohésion et de fierté nationale est réel, mais seulement sur le court terme. Le constat est le même à chaque événement et dans tous les pays, y compris la France. Aussitôt l’euphorie retombée, le quotidien reprend rapidement le dessus, et les personnes retrouvent leurs habitudes de vie.

De même, d’un point de vue politique, la cote de popularité du président de la République peut reprendre quelques couleurs, mais de manière temporaire.

Conséquences économiques pour le pays hôte

Important Le tourisme est la principale source de revenus du pays organisateur.

En France en 1998 et au Brésil en 2014, pourtant, les visiteurs passionnés de sport ont « chassé » les touristes habituels, attirés par les charmes du pays. Cet « effet d’éviction » explique la stabilité du nombre de touristes entre les années N, N-1 et N+1.

À l’inverse, en Allemagne, qui n’est pas une grande destination touristique, la Coupe du monde de 2006 a entraîné un véritable boom, aussi bien en nombre de visiteurs que de recettes et de rendement, puisque le pays n’a pas eu à investir dans de nouvelles infrastructures d’accueil.

C’est sur ce point que le bât blesse pour l’Afrique du Sud en 2010 et la Russie en 2018. Les deux ont dû dépenser 4,9 milliards de dollars et 11 milliards respectivement pour construire les infrastructures nécessaires, faisant exploser le budget d’organisation. Pourtant, dans le cas de l’Afrique du Sud, ces équipements si coûteux sont désormais à l’abandon.

Quant à la création d’emploi, elle peut être relativement importante en phase de préparation de l’événement, en particulier dans les pays faiblement dotés en infrastructures. En revanche, aucune évolution notable n’a été observée dans l’Hexagone à l’occasion de l’Euro 2016.

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