Le secteur de la rénovation énergétique, plombé par des pratiques commerciales douteuses

 Travail de rénovation

Le froid hivernal replace la problématique de l’isolation des logements, particulièrement pour les plus défavorisés, au cœur des débats. Toitures, cloisons et fenêtres mal isolées, depuis les premières neiges, des milliers de foyers passent l’hiver dans un froid glacial. Selon une étude réalisée par l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, le secteur de la rénovation énergétique est confronté à une forte recrudescence des « pratiques commerciales nocives ».

Sept millions de logements en situation de précarité énergétique

Les statistiques de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) révèlent que l’étiquette énergétique des trois quarts du parc de logement en France appartient aux classes D, E et F. En d’autres termes, plus de trois quarts des logements sont des passoires énergétiques.

Concrètement, cela concerne sept millions de logements et plus d’un ménage sur dix. Face à ce constat, le gouvernement a mis en œuvre un plan national de rénovation énergétique, avec un objectif ambitieux de 500 000 logements rénovés en cinq ans.

L’étude réalisée par l’association UFC-Que Choisir rapporte toutefois que les ambitions du Plan national de rénovation énergétique risquent d’être compromises par la hausse fulgurante de pratiques commerciales néfastes.

Démarchages et techniques de vente abusifs, travaux mal faits, tarifs exorbitants, les pratiques illicites se font de plus en plus nombreuses et découragent les consommateurs.

Recrudescence des litiges

Depuis fin 2016, le nombre de litiges en rapport avec les travaux de rénovation énergétique connaît une véritable envolée. En neuf mois, plus de 250 personnes ont fait appel au réseau de l’UFC-Que Choisir pour des complications suite au démarchage d’une entreprise de construction, pour un préjudice qui se monte à plus de 3,7 millions d’euros au total.

Important Selon l’étude, ces pratiques nocives concernent surtout le démarchage qui représente un tiers des litiges, le non-respect du droit de rétractation (25 %), et les travaux moins rentables qu’annoncés (40 %).

Important L’étude dénonce également la « complicité » entre les démarcheurs et les banques.

Pour cause : les contrats de crédit qui permettent aux entreprises de construction de financer leurs opérations. Selon le rapport, près des deux tiers des financements des travaux litigieux émaneraient de filiales de BNP Paribas (Domofinance, Sygma banque, Cetelem, Solféa).

Les établissements bancaires préférant proposer aux consommateurs des prêts travaux peu avantageux, au lieu de l’éco-prêt à taux zéro qui s’avère moins rentable pour eux. Ce prêt aidé n’étant présenté qu’une fois sur sept, précise l’étude.

Pour éviter de se faire avoir par ces pratiques commerciales préjudiciables, les acteurs du secteur rappellent aux consommateurs l’existence du label « RGE – reconnus garant de l’environnement », gage de bonne foi pour les professionnels de la rénovation énergétique, et qu’ils peuvent solliciter l’accompagnement des conseillers indépendants de l’Ademe.

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