Le premier semestre 2017 enregistre une hausse de la production de crédit à la consommation marocain

Flèche représentant une hausse

Selon les chiffres communiqués par l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF), la production des sociétés de crédit à la consommation marocaines repart à la hausse. Au premier semestre 2017, les nouveaux financements, affectés ou non, octroyés se montent à 7,7 milliards, soit une hausse de près de 6 % par rapport à la même période en 2016. Le stock d’encours sain a par conséquent augmenté de 8 %, à près de 42,1 milliards de DH. Les créances en souffrance, estimées à 5 milliards de DH à fin juin, ont pour leur part régressé de 1,4 %.

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Une croissance tirée par les crédits auto

Le secteur ne s’était pas aussi bien porté depuis quelques années. Pour mémoire, l’encours de financement a reculé de 0,2 % au premier semestre de 2014. L’année suivante, il a encore baissé de 0,5 %. Il a entamé une reprise sur la première moitié de 2016, avec une progression de 6 %, pour terminer l’année avec une hausse de seulement 1,2 % du stock de financements.

Pour ce premier semestre, avec cette progression de 6 % des encours, les sociétés de crédit à la consommation ont réussi à faire mieux que les banques. Ce qui ne s’est pas produit depuis des années.

En effet, du côté des banques, le stock de crédits à la consommation n’a augmenté que de 2,9 % à 50,1 milliards de DH sur le premier semestre. Quoi qu’il en soit, les établissements bancaires représentent encore 54,3 % du marché du crédit à la consommation.

L’embellie de la production des sociétés spécialisées en crédit conso demeure toutefois relative. L’essentiel de la croissance est porté par les financements affectés, principalement les crédits auto. Par rapport à la même période de l’année précédente, ces derniers ont augmenté de 7,7 % à 4,8 milliards de DH.

Ils représentent 62 % de la production totale, générant une croissance des encours de 20,3 % à près de 23 milliards de DH. Le terrain était tout simplement favorable aux sociétés de crédit à la consommation avec le record historique des ventes automobiles neuves (83 600 nouvelles immatriculations sur le premier semestre).

Malgré la hausse de la production, les sociétés de crédit à la consommation ont dû faire face à une baisse de leur rentabilité sur le financement automobile. Pour cause, le fait d’avoir privilégié la location avec option d’achat (LOA), qui ne permet pourtant de dégager qu’une maigre marge.

Pour soutenir leurs croissances, les sociétés de crédit à la consommation commencent désormais à se tourner vers le crédit classique, dont la production progresse de 22,6 %, à 2,5 milliards de DH alors que la LOA affiche un repli de 5,1 %.

Selon un professionnel du secteur, « Ce revirement répond à un objectif de meilleure rentabilisation des fonds propres ». Cependant, quelques concessions ont dû être réalisées pour redonner des arguments à la formule classique.

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Du surplace pour le prêt personnel

En ce qui concerne le prêt personnel, le segment évolue toujours de manière incertaine. « De manière générale, on se montre actuellement un peu moins regardant sur le profil de risque des clients bénéficiaires d’un crédit auto classique », indique un haut responsable d’une société de crédit à la consommation.

Et ce, bien que cela risque d’entraîner quelques dégâts : « Sachant que les premiers défauts de paiement interviennent généralement 9 mois après la première échéance, le taux des créances en souffrance pourrait bien repartir à la hausse vers la mi-2018 ».

Au premier semestre, la production de prêt personnel a augmenté de 2 %, à 2,6 milliards de DH. Pour les professionnels, cette hausse s’explique principalement par la montée en puissance de la filiale du groupe Banque Populaire, Vivalis.

Sa production a augmenté de plus de 39 % au premier semestre. Pour les analystes, sans cette croissance, la production de prêt personnel aurait stagné. Leur encours affiche d’ailleurs un repli de 4 % à 18,6 milliards de DH. Ce qui traduit le recul des nouveaux financements.


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