L’intérêt de varier ses sources de financement lors d’une reprise d’entreprise

Echanges lors d'une reprise d'entreprise

Pourquoi se contenter d’une seule solution de financement quand on peut en avoir une dizaine ? Si la sagesse recommande à l’épargnant de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, c’est tout aussi valable pour l’entrepreneur qui envisage de reprendre une entreprise. Il a tout intérêt à diversifier ses sources de financement.

Le financement bancaire : le choix par défaut

Au Canada, différentes solutions existent pour financer une reprise d’entreprise. Le plus classique, et sans doute le plus populaire, reste le financement bancaire.

« Pour définir le montant maximal pouvant être emprunté, la banque base son calcul sur les éléments d’actifs corporels que l’entreprise peut offrir en garantie. Il peut s’agir du fonds de commerce, des équipements ou des biens immobiliers », rappelle Julie Morand, vice-présidente adjointe du groupe Transfert d’entreprise à la Banque Nationale.

Julie Morand.

Dans le cas de petites structures, la banque peut également tenir compte du score de crédit personnel du repreneur, rajoute-t-elle.

Si l’entreprise est encore en mesure de s’endetter davantage alors que tous ses actifs ont été donnés en garantie, certains établissements comme la Banque de développement du Canada (BDC) acceptent de consentir des emprunts sur des éléments intangibles.

« Dans le cadre d’un projet de type de LBO (leverage by out), la BDC propose par exemple un financement en mezzanine, une dette subordonnée qui s’intercale entre la dette prioritaire des banques à charte et les capitaux propres », a indiqué Rita Kasparian, directrice, Capital de croissance et transfert d’entreprise à la BDC.

Rita Kasparian.

Avec ce type de financement, la totalité du capital est remboursée in fine (une seule fois à la dernière échéance), l’entreprise ne paie que les intérêts. Toutefois, en fonction de son excédent de flux de trésorerie, elle est libre de rembourser une partie du capital à la fin de chaque exercice comptable.

ImportantDu fait de sa grande souplesse, cette solution convient particulièrement pour une reprise d’entreprise.

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Diversifier ses sources de revenus

Le repreneur ne doit pas hésiter à actionner d’autres leviers pour financer son projet. Il peut par exemple se tourner vers le cédant pour négocier une balance de prix de vente (ou solde de prix de vente).

ImportantCette technique consiste pour le repreneur à verser une partie du prix de vente lors de la signature du contrat, et le reste une autre fois. Le solde résiduel peut alors servir d’apport personnel pour les prêteurs.

« Un solde de prix vente envoie un bon signal. Si un cédant accepte de laisser de l’argent sur la table, cela signifie qu’il a confiance en l’acheteur », déclare Rita Kasparian.

Rita Kasparian.

Rien n’est toutefois assuré, puisque même avec un apport personnel élevé et l’existence d’un solde de prix de vente, il arrive que les banques refusent de financer le projet. Dans ce cas, il convient d’explorer d’autres pistes, comme le love money (argent des proches), les business angels, ou encore les aides financières publiques.


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