Ce que font les constructeurs automobiles pour stimuler leurs ventes

Accord de constructeur auto

En 2016, la France dépasse la barre des 2 millions d’immatriculations, grâce aux « immatriculations tactiques » des constructeurs automobiles.

Pour rester en compétition avec les autres secteurs d’activité, le domaine de l’automobile français a besoin de montrer bonne figure par rapport à l’évolution de son marché. C’est pour cela qu’en 2016, certains constructeurs automobiles se livrent à une pratique de vente fictive afin de booster les chiffres, afin d’entamer une année florissante pour 2017.

Les constructeurs automobiles ont trouvé un nouveau moyen d’échapper à la stagnation de leur marché. Et cela semble avoir porté ses fruits, car le début de l’année 2017 a été marqué par une croissance spectaculaire de 10,6% des chiffres officiels selon les données du CCFA, ou Comité des constructeurs français d’automobiles.

Toutefois, un grand nombre des ventes annoncées ne sont pas réelles, mais servent juste à faire paraitre un marché en bonne santé. Mais la véritable raison qui a poussé ces acteurs à avoir recours à cette technique, c’est surtout le fait qu’en 2016, les ventes aux particuliers ont connu un recul de 2% par rapport à celles de 2015, et de 14% depuis 2010. Les « ventes tactiques » sont donc, pour les constructeurs, une échappatoire à l’érosion du marché.

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Une pratique simple mais efficace

Les constructeurs automobiles ont trouvé le moyen de voiler le piteux état de leur bilan. Immatriculer des véhicules qui n’ont pas encore été vendus, et les faire paraître dans les statistiques de vente de ces acteurs devient une pratique assez courante pour simuler une augmentation des chiffres d’affaires.

Les constructeurs livrent des voitures neuves non vendues mais immatriculées chez les loueurs et les concessionnaires afin que celles-ci servent de modèle pour les démonstrations des marques, mais aussi pour permettre aux clients de faire des essais de conduite.

À la vente, les mêmes véhicules sont tarifés au prix de véhicules d’occasion très récents, que l’on classe de « zéro kilomètre ». Les prix appliqués à ce type de véhicule seront alors généralement moins chers de 20% à ceux des voitures neuves. Cette pratique devient monnaie courante, si bien que les ventes aux concessionnaires et aux loueurs de voitures se retrouvent en hausse perpétuelle : en 2010 à 21%, en 2015 à 26% et en 2016 à 28%.

En outre, parmi tous les constructeurs automobiles, celui qui a le moins recouru à cette méthode au sein de l’hexagone, c’est la marque roumaine Dacia. Pour Renault, les 87% des ventes enregistrées à bas coûts sont des ventes réelles réalisées auprès des entreprises et des particuliers. Seuls les 13% restants sont constitués des ventes aux concessionnaires et à la location de courte durée.

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Les constructeurs courent à leurs risques et périls

La pratique de l’immatriculation tactique est une méthode assez dangereuse pour les constructeurs. En effet, en dehors du fait qu’elle embellit le bilan, le recours à cette stratégie peut, sur le long terme, peser sur les résultats de ces acteurs.

En pratiquant la vente tactique, les constructeurs automobiles se réjouissent d’afficher un bilan concluant en fin d’année d’exercice. Mais en vérité, au fur et à mesure que cette pratique se prolonge, ces acteurs constateront une baisse conséquente de leur résultat annuel.

En effet, étant donné que les voitures vendues par immatriculation tactique sont affectées par un tarif moins cher que celui qui devrait véritablement être appliqué à un modèle neuf lors d’une vente directe aux particuliers, cela va entraîner une baisse du chiffre d’affaires, et donc des résultats financiers des constructeurs.

En revanche, si ces derniers veulent booster leurs ventes de manière efficace, ils devraient inciter les particuliers à recourir à un prêt auto pour se donner les moyens de s’offrir un nouveau véhicule.


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