La Loi Hamon pourrait mener à une contraction du crédit conso

La loi Hamon pourrait ralentir le crédit à la consommation

Le crédit à la consommation pourrait pâtir de la promulgation prochaine de la Loi Hamon, selon Thierry Laborde, PDG de BNP Paribas Personal Finance.

Les principaux impacts de la Loi Hamon sur le crédit conso

Il identifie ainsi deux mesures qui sont les plus susceptibles selon lui de porter préjudice au crédit conso.

Ainsi, si la loi Hamon devait être appliquée telle quelle, la souscription à un crédit renouvelable, souvent incriminée dans les cas de surendettement, sera automatiquement suspendue si le client n’y a pas recours pendant un an. Il devra, s’il souhaite le réactiver, refaire toutes les formalités comme dans le cas d’une nouvelle souscription. En sus, les établissements prêteurs devront proposer obligatoirement un prêt amortissable pour toute offre de crédit renouvelable supérieure à 1000 euros.

Deuxième mesure dénoncée par M. Laborde, la réduction de la durée des plans de surendettement qui seront limités à 7 ans contre 8 ans auparavant.

Thierry Laborde craint ainsi que ces mesures ralentissent la distribution de crédits conso. Elles pourraient selon lui décourager les ménages et ainsi les faire consommer moins alors que la consommation des ménages reste l’un des principaux moteurs de la croissance.

Il souligne également que le taux de détention d’un crédit à la consommation est descendu à 26,6 %, son plus bas niveau depuis 1989.

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Les établissements prêteurs disposent déjà de garde-fous

Le PDG de la maison mère de Cetelem rappelle aussi que les établissements de crédit prennent déjà des mesures pour mieux protéger les consommateurs et que son établissement refuse par exemple un dossier sur trois en moyenne.

Des spécialistes ont également développé en interne un programme qui détecte les « situations à risques ». Ce dernier se base entre autres sur le nombre de retraits d’argent liquide et les demandes de remboursement différé pour ses analyses.

M. Laborde affirme ainsi que cet algorithme a raison une fois sur deux et que le coût du risque ne dépasse pas 2,4 % de l’encours de crédit, un taux qu’il souhaite cependant ramener à 2,2 % prochainement. Il note aussi une reprise du crédit en Europe du Sud, une reprise qui tarde à montrer le bout de son nez en France même si le volume de crédit reste stable.


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