Malgré les progrès considérables de la médecine, la tuberculose continue de sévir à l’échelle mondiale. En 2023, cette pathologie a fait plus de 1,25 million de victimes, dépassant ainsi le nombre de décès liés au Covid-19. Ce constat alarmant, dressé par l’Organisation mondiale de la santé, souligne l’urgence d’intensifier la lutte contre l’une des maladies infectieuses les plus mortelles de notre époque. Une progression inquiétante des cas La tuberculose, maladie infectieuse causée par le bacille de Koch (Mycobacterium tuberculosis), a connu une résurgence inquiétante ces dernières années. En 2023, elle a surpassé le Covid-19 en termes de mortalité. Les données de 2023 révèlent une hausse constante du nombre de cas de tuberculose depuis 2020, avec plus de 10,8 millions de personnes infectées dans le monde. ImportantCette augmentation s’explique par une combinaison de facteurs, notamment la résistance aux antimicrobiens, les déficits immunitaires liés à d’autres maladies (comme le VIH), et les inégalités sociales qui limitent l’accès aux soins de santé. La répartition géographique de la tuberculose est fortement hétérogène. Cinq pays, principalement situés en Asie du Sud et du Sud-Est, concentrent à eux seuls plus de la moitié des cas mondiaux. Ces régions à revenu faible ou intermédiaire sont confrontées à des contraintes systémiques majeures dans la lutte contre cette pathologie, notamment la malnutrition et des systèmes de santé sous-financés et fragilisés. ImportantUne mutuelle santé joue un rôle complémentaire à l’assurance maladie obligatoire en prenant en charge une partie, voire la totalité, des frais médicaux non remboursés par la Sécurité sociale. En cas de maladie infectieuse, elle peut intervenir pour couvrir les dépassements d’honoraires, ou certains actes ou médicaments exclus des contrats classiques. Les facteurs de risque La toux et les éternuements sont les principales voies de transmission de la tuberculose. Les individus les plus vulnérables sont ceux vivant dans des environnements surpeuplés ou ceux dont le système immunitaire est affaibli. Sans traitement adéquat, cette maladie peut causer la mort dans près de 50 % des cas. Les personnes qui en réchappent peuvent souffrir de séquelles importantes, telles que des lésions pulmonaires permanentes et une diminution de leur qualité de vie. Le financement de la lutte contre la tuberculose accuse un déficit considérable. Les besoins estimés pour atteindre les objectifs mondiaux d’éradication d’ici 2030 sont loin d’être couverts, compromettant ainsi les efforts pour endiguer cette maladie. Ce manque de ressources entrave la mise en œuvre de programmes de prévention, de diagnostic et de traitement efficaces. À retenir La tuberculose incarne un double défi : elle témoigne des faiblesses persistantes des systèmes de santé mondiaux tout en révélant les inégalités socio-économiques profondes qui alimentent sa propagation. Bien que des progrès significatifs soient en cours, notamment dans le développement de nouveaux vaccins, leur succès dépendra de l’engagement international à fournir des financements suffisants et à instaurer des réformes structurelles. Seule une action coordonnée et ambitieuse permettra de transformer les objectifs de 2030 en résultats concrets et durables.