Le parcours de soins des malades de cancer n’est pas facile surtout si leur portefeuille est moins fourni

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Il n’est jamais facile d’être confronté à un cancer, que cela soit au niveau psychologique, physique ou financier. Et il faut dire que la maladie n’épargne ni le patient ni les personnes aidantes. Mais ses effets sont d’autant plus lourds à porter pour les familles modestes que pour les foyers aisés. Une situation à laquelle la Ligue contre le cancer entend remédier.

Les énormes avancées médicales permettent aux personnes atteintes de cancer ainsi qu’à leurs proches d’avoir plus d’espérance quant à leur guérison. Les nouvelles générations des produits thérapeutiques sont, en effet, beaucoup plus performantes. Mais il va sans dire que leurs coûts sont bien plus onéreux.

Certes, en France, la Sécurité sociale prend déjà part de certaines charges, mais faute de détenir un moyen financier suffisant, de pouvoir souscrire une complémentaire santé et d’avoir accès à une meilleure communication, bon nombre de ménages modestes préfèrent renoncer aux soins de leur malade.

Pour pallier cette problématique, le budget santé de 2020 prévoit des millions d’euros de subventions. Mais une plus grande mobilisation ne serait pas de refus, d’après la Ligue.

De nettes améliorations qui semblent encore loin d’être suffisantes

Ces dernières années, l’accompagnement des personnes atteintes de cancer a affiché de nets progrès. Ceci s’apparentant, par exemple, à des aides psychologiques prodiguées aux proches et supports des malades, mais aussi à la réduction des restes à charge. Par ailleurs, quelque 10 millions d’euros vont être mobilisés, dans le cadre du budget 2020 de la Sécurité sociale, pour renforcer le soutien des patients en rémission grâce à des activités physiques adéquates ainsi qu’un bilan psychologique et nutritionnel.

À savoir, 150 000 à 200 000 personnes par an en seront concernées sur tout le territoire français. Ce qui mène à douter la Ligue contre le cancer sur le réalisme du financement. Autre petit bémol : l’insertion sociale des anciens malades laisse quelque peu à désirer. Entre autres, ils ont plus de difficulté à obtenir un prêt bancaire en dépit du droit à l’oubli auquel ils peuvent faire appel.

Le Pr Axel Kahn, président de la Ligue, a également énuméré certaines faveurs qui sont encore laissées pour compte :

« Assurer une prise en charge des prothèses dentaires liées au cancer et des perruques en cheveu naturel, ou encore de réviser les critères d'attribution du congé proche aidant indemnisé, pour que les personnes qui aident un malade du cancer puissent y accéder. »

Pr Axel Kahn

Voulant apporter sa part de briques dans cette affaire qui lui tient à cœur, l’organisme épaule chaque année 12 000 familles en leur consacrant cinq millions d’euros. Outre cela, dix millions d’euros sont aussi dédiés aux soins de support de 40 000 individus pendant et après leur maladie. Au menu : soins psychologiques, sophrologie, groupe de parole, sport adapté et socioesthétique.

Une maladie qui rend plus précaires ceux qui le sont déjà

Plus de trois millions, c’est l’estimation des cancéreux comptabilisés en France, à en croire les statistiques du ministère de la Santé. Et force est de constater que les ménages les plus modestes sont les moins démunis face au long et douloureux parcours de soins requis par la maladie qui débute par la suspicion du cancer et s’ensuivent les bilans, l’annonce du diagnostic et les traitements.

Le 20 novembre dernier, le 8e rapport de l'Observatoire sociétal de la Ligue contre le cancer a d’ailleurs confirmé ces faits à la suite d’une enquête menée pendant plus de trois ans (d’août 2015 à octobre 2018) auprès de 2 649 patients ou qui sont en cours de rémission.

Il s’avère que 31% des sondés, percevant mensuellement moins de 1 500 euros, ont dû renoncer à leurs droits d’être aidés à cause de la complexité des démarches administratives. Ces personnes ont également subi de mauvaises prédispositions de la part du personnel soignant : moins d’échanges sur l’après-cancer, des réponses peu satisfaisantes au moment de l’annonce…

Sans parler d’une plus grande exposition aux avances de frais sur les examens diagnostics par rapport aux patients aisés (12% contre 7%). Et ce, en attendant la prise en charge à 100% de l'ALD (affection de longue durée). À préciser que 10% d’entre eux ne sont pas couverts par une mutuelle. La déclaration du Pr Axel Kahn se confirme alors :

« La paupérisation à laquelle aboutit le cancer est un phénomène qui n'a pas disparu (perte d'emploi, aidant obligé de moins travailler...) et c'est une difficulté supplémentaire pour qui n'a pas un matelas suffisant. »

Pr Axel Kahn

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