Les familles modestes peinent à contribuer à l’optimisation énergétique de leur demeure. C’est la raison pour laquelle l’Agence nationale de l’habitat (Anah) a été créée. Afin de mieux accompagner les intéressés dans leur transition écologique, l’organisme augmente son budget pour 2019 et consolide son influence. Mais comment se présente le bilan de l’an passé ? Soucieux d’améliorer la qualité des Français, les pouvoirs publics ont fondé en 1971 un établissement qui s’assure que les populations les moins loties vivent avec décence. Grâce à l’Agence nationale de l’habitat (Anah), les bailleurs qui ajustent leurs tarifs peuvent bénéficier de déductions fiscales. Quant aux propriétaires occupants, ils perçoivent des aides qui permettent de financer les travaux à réaliser. Les programmes y afférents s’intitulent « Habiter mieux copropriété » et « Habiter mieux ». Cette année, les aides ont été revues. 7 millions de bâtiments sont concernés dans l’Hexagone, sachant que le parc en question comprend 35 millions d’appartements. Répartition du budget 2018 et objectifs 2019 Les subventions accordées dans le cadre de l’amélioration de l’habitat représentent 35 ou 50 % de la somme des travaux à réaliser. La première remise est destinée aux foyers dont les ressources sont modestes tandis que la deuxième s’adresse aux foyers extrêmement précaires. L’une et l’autre peuvent être complétées par les aides de conseil départemental, outre les rabais accordés par l’État. Si les financements débloqués par l’Anah culminent à 700,4 millions d’euros en 2018, une somme de 3,2 millions d’euros a servi à rénover les espaces d’hébergement. Les actions de résorption de l’habitat insalubre (RHI) impliquent, pour leur part, un montant de 13 millions d’euros. Pour assurer une certaine transparence en matière de répartition des aides, ces dernières sont supposées être catégorisées en différents modules dès cette année. Le budget 2019 s’établit à 874,1 millions d’euros. L’agence parviendra-t-elle à faire mieux que l’année précédente, de manière à sortir 75 000 foyers de la précarité énergétique, conformément à ses objectifs ? 120 000 logements devront être rénovés cette année. Les travaux visent à réduire les factures liées à la consommation d’énergie ImportantEn dressant un bilan de l’an passé, il en résulte que 21 074 copropriétés ont fait l’objet d’une rénovation. Des travaux ont aussi été réalisés dans 16 985 maisons afin de permettre aux résidents handicapés de se mouvoir plus aisément. Par ailleurs, la performance énergétique de 62 345 appartements a été améliorée. Ces actions rattachées au plan « Habiter mieux » permettront aussi aux propriétaires de réduire le coût de leur assurance habitation. Les travaux en question consistent par exemple à isoler le toit, à installer des robinets thermostatiques ou à optimiser le dispositif de chauffage du logement. Une rénovation thermique doit être effectuée sur les anciens bâtiments, ces derniers étant particulièrement énergivores. Hormis les copropriétaires dont l’immeuble a été érigé avant le 1er juin 2001 et dont 75 % de l’espace occupé constitue des résidences principales, d’autres personnes sont ciblées. Il s’agit notamment des ménages gagnant de faibles revenus et possédant une propriété datant de plus de 15 ans.