Aux États-Unis, la NHTSA ouvre une enquête sur le logiciel de pilotage automatique de Tesla

Cockpit de Tesla

Aux États-Unis, la NHTSA a fait part d’une nouvelle qui mérite une attention particulière en ce qui concerne Tesla. Celle annonçant que cet organisme lié au ministère des Transports a ouvert une enquête sur le logiciel de pilotage utilisé par ce constructeur californien pour ses modèles équipés de système d’aide à la conduite.

Pour les automobilistes américains, la souscription à une assurance auto pas chère ou à des contrats similaires a démontré tout son sens en 2020. Simplement parce qu’en atteignant la barre des 38 680, le nombre de personnes décédées liées à des accidents de la route a pratiquement explosé aux États-Unis en affichant une croissance de 7,2% sur cette période.

De quoi inquiéter selon la NHTSA, l’agence américaine de la Sécurité routière indiquant qu’en parallèle les incidents impliquant les modèles de véhicules à système de conduite autonome se sont multipliés en faisant essentiellement allusion à Autopilot de l’écurie Tesla qui fait désormais l’objet d’une enquête.

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Les associations de Sécurité routière inquiètes

Dernièrement, les associations américaines de Sécurité routière sont de plus en plus nombreuses à faire preuve d’inquiétude face à l’essor des outils d’aide à la conduite. Non pas sans raison parce que le nombre d’accidents liés à l’usage de ces systèmes a progressé avec Tesla en tête de liste des modèles les plus concernés avec 11 incidents faisant 17 blessés et 1 mort à son actif selon les données de la NHTSA. À l’agence de préciser :

À chaque fois, les véhicules Tesla avaient soit le pilote automatique, soit le régulateur de vitesse (Traffic Aware Cruise Control) enclenché juste avant les accidents.

De quoi attirer l’attention des autres organismes à l’instar du Consumer Reports indiquant que :

Il est facile de tromper la sécurité d’Autopilot.

Un point de vue partagé par The Center for Autosafety qui, en concentrant son regard sur le Full Self-Driving beta 9 (la dernière version d’Autopilot), a fait part de ses craintes en faisant savoir dans un communiqué que :

Nos experts ont regardé les vidéos postées sur les médias sociaux d’autres conducteurs qui l’essaient et sont inquiets de ce qu’ils voient notamment des véhicules qui ratent des virages, se frottent contre des buissons et se dirigent vers des voitures garées.

Des remarques qui ne sont pas pour jouer en la faveur du groupe qui, pour sa défense, tient à rappeler qu’aucune voiture équipée de ce système ne peut être conduite sans supervision humaine.

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Désormais sous surveillance

En tant qu’agence ministérielle de la Sécurité routière, la NHTSA a jugé bon d’adopter des mesures face à ces incidents. En s’adressant aux constructeurs, l’organisme a ainsi imposé que ces derniers aient pour obligation de signaler toutes formes d’accidents impliquant les systèmes d’aide au pilotage de niveau 2 à 6. À l’enseigne d’apporter une explication à cette stratégie :

La collecte de données contribuera à donner confiance au public dans le fait que le gouvernement fédéral surveille de près la sécurité des véhicules automatisés.

En se tournant vers Tesla, elle a aussi indiqué qu’une enquête est ouverte en ce qui concerne Autopilot en soulignant que :

La NHTSA va se plonger dans les technologies et méthodes utilisées pour surveiller, assister et faire respecter l’engagement du conducteur à conduire lorsque le pilotage automatique est utilisé.

Et de préciser que :

Cette enquête va permettre à l’agence de collecter des informations et des données supplémentaires.

Une disposition qui concerne principalement les modèles Y, X, S et 3 de Tesla selon l’agence pensant à ceux qui ont été produits sur la période de 2014 à 2021.

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