La participation de l’alliance Renault-Nissan dans le capital de Daimler n’est désormais plus qu’un souvenir

concessionnaire nissan

La participation de Renault-Nissan dans le capital de Daimler n’est désormais plus qu’un souvenir. Ce pour la simple raison qu’après la marque au losange, c’est au tour de son partenaire japonais de céder sa part auprès de ce constructeur allemand. Des cessions qui seraient motivées par les mêmes raisons selon les analystes.

Une vaste alliance stratégique, c’est l’ultime objectif que se sont fixés d’atteindre l’alliance Renault-Nissan et Daimler en s’échangeant des participations croisées en 2010. Une collaboration leur permettant d’ailleurs d’unir leur force pour l’accomplissement de projets communs visant à asseoir leur notoriété sur le marché concurrentiel de l’automobile et par conséquent celui de l’assurance auto.

Mais cette époque est désormais révolue puisqu’aux dernières nouvelles, Renault-Nissan n’est plus de la partie étant donné que pour différentes raisons, ces constructeurs ont cédé leur part dans le capital de Daimler. Ce, en notant que Nissan fut le dernier à quitter le navire en emboîtant les pas de Renault.

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La vaste alliance stratégique n’est plus

Dans le but de renforcer leur notoriété, Renault-Nissan et Daimler ont, en 2010, uni leur force à travers un protocole d’accord permettant un échange de participations croisées. Ainsi :

  • Daimler participe à hauteur de 3,1 % dans le capital de l’alliance Renault-Nissan ;
  • Renault participe à hauteur de 1,54 % dans le capital de Daimler ;
  • Nissan participe à hauteur de 1,54 % dans le capital de Daimler.

Une collaboration qui a permis à différents programmes industriels communs de voir le jour si ce n’est que d’énumérer la coopération Mercedes-Nissan dans le haut de gamme et les pick-up ou encore le couplet Renault-Mercedes dans les véhicules utilitaires à l’instar de la fourgonnette Citan sur la base du Kangoo.

Et la liste est longue, mais en cédant leur part, Nissan et Renault ont mis fin à cette vaste alliance stratégique même si pour l’heure, Daimler n’a pas encore retiré sa participation de 3,1 % dans le capital de l’alliance et que certaines de leurs collaborations emblématiques sont encore maintenues.

Ainsi, faut-il rappeler qu’après la cession de la part de Renault en mars pour 1,14 milliard d'euros, c’est au tour de Nissan d’emprunter la même voie quelques semaines après en cédant l’intégralité de sa participation pour 1,15 milliard d'euros.

Un choix porté par différents facteurs

Pour Nissan et Renault, la cession de leur participation chez Daimler n’est pas un choix fortuit. Simplement parce que cette décision a été portée par différents facteurs. À commencer par le fait qu’avec le montant obtenu, Nissan tout comme Renault pourront servir leur ambition de se faire une place sur le marché en plein essor des véhicules électrifiés. Dans ce sens, l’un comme l’autre a d’ailleurs profité de l’annonce de la vente de leur part pour faire savoir que :

Cette cession permettra de renforcer leur compétitivité, notamment grâce à des investissements dans l'électrification.

Ainsi, il s’agit là de leur motif principal sauf qu’aux yeux des analystes, l’on peut également y ajouter le fait qu’à travers cette cession, ces constructeurs qui traversent actuellement de graves difficultés financières pourront :

  • Doper leurs bénéfices étant donné qu’à la sortie, les titres ont été valorisés à 70 euros, alors qu’ils étaient acquis à 35 euros ;
  • Alléger le poids de leurs dettes.

De plus, ces observateurs estiment que la baisse de rentabilité y est aussi pour quelque chose sachant que depuis 2017, le chiffre d’affaires réalisé avec Daimler a été divisé par deux, alors qu’il trônait à hauteur de 1,5 milliard d’euros. Une chute qui s’explique en partie à travers les nombreux projets abandonnés dernièrement.

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