Immobilier : Les primo-accédants sont présents sur le marché, mais rares

primo accédantLes primo-accédants restent actifs sur le marché immobilier mais ils sont devenus moins nombreux. Les professionnels ont surtout remarqué l'absence des ménages modestes dans certaines zones. De plus, parmi ces derniers, ceux qui n'ont pas droit aux logements sociaux n'ont généralement pas les moyens d'acheter un bien qui corresponde réellement à leurs besoins.

Les primo-accédants sont actifs, mais deviennent rares

Les agences immobilières remarquent que le taux de présence des primo-accédants sur le marché immobilier a constamment reculé ces dernières années.

En effet, d'après les données du réseau Guy Hoquet :

  • Ils n'effectuent plus qu'un peu moins de 33 % des achats réalisés sur le territoire contre 40 % 5 ans plus tôt.
  • Ils sont même carrément inactifs dans la capitale ainsi que dans les zones où la demande en logements est très élevée par rapport à l'offre.
  • Ce phénomène résulte essentiellement de leur attentisme en raison des prix immobiliers qui flambent.

En effet, ils ne peuvent tout simplement pas s'engager alors que les taux des crédits sont actuellement très attractifs. Lorsqu'ils achètent dans les autres régions où les prix sont plus abordables, leur pouvoir d'achat ne leur permet généralement pas d'acquérir un bien situé en ville, mais en banlieue.

Sur le marché du neuf, les prix ont été plombés non seulement par la hausse immodérée du coût de construction, mais aussi par les nombreuses normes mises en place par l'administration.

Les secondo-accédants quant à eux profitent de la hausse des prix. En effet, leur premier bien a pris beaucoup de valeur surtout pendant ces 10 dernières années ce qui leur permet d'avoir suffisamment de fonds pour l'acquisition de leur second logement.

Le PTZ, un prêt qui ne favorise pas l'accès immobilier aux ménages modestes

Le prêt à taux zéro reste la seule voie d'issue qui se présente aux ménages modestes pour accéder à la propriété immobilière. Les professionnels regrettent néanmoins qu'il ne soit accordé que pour l'acquisition d'un logement neuf. Par ailleurs, les nouveaux critères d'octroi mis en place par le gouvernement prévoient des montants de revenus très bas alors que ces ménages cibles ne sont pas en mesure financièrement d'acheter.

Enfin, miser sur les taux très bas des crédits immobiliers semble être une bonne solution pour les ménages qui souhaitent concrétiser leur projet. Les analystes estiment qu'ils devraient rester stables jusqu'à la fin de l'année, néanmoins seuls les bons dossiers sont retenus par les banques qui sont devenues plus strictes dans leurs conditions d'octroi.

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