Immobilier : Le prix du mètre carré affecte le plus le pouvoir d’achat

PhotoActu20111103Plus que les taux des crédits qui sont actuellement très bas ou le niveau de l’emploi, le prix des logements influe d’une manière importante sur le pouvoir d’achat immobilier des particuliers. C’est la conclusion qui découle d’une étude effectuée par Paris-Dauphine/Crédit foncier.

Des variations de prix qui ont des impacts sur le pouvoir d’achat immobilier

Le baromètre CapAcIm (Capacité d’achat immobilier) est un baromètre réalisé trimestriellement par l’Université Paris-Dauphine et par Crédit foncier. Il sert à déterminer le pouvoir d’achat immobilier des particuliers en fonction de leurs besoins et de la taille de leur ménage. Le baromètre s’appuie sur le taux de chômage, sur les ressources des foyers, sur les prix immobiliers et sur les taux des prêts à l’habitat.

D’après le dernier baromètre CapAcIm, une baisse des prix immobiliers est plus solvabilisatrice pour les ménages tandis que la hausse des taux de crédit ou celle du chômage ont évidemment des incidences négatives sur leur pouvoir d’achat. Cette constatation se confirme aussi bien dans la région francilienne que dans les autres agglomérations en province.

Les scénarios qui pourraient se produire en un an

Les auteurs de l’étude ont posé 3 scénarios pour déterminer l’impact des facteurs prix, emploi et taux de crédit sur le pouvoir d’achat des ménages.

  • 1 - Un recul de - 3 % des prix immobiliers dans les villes chères d’Île-de-France et de -5 % dans les grandes villes les moins chères et de -7 % dans les villes de province.
  • 2 - Une hausse de 0,30 % des taux de crédit
  • 3 - Une hausse de 1 % du taux de chômage.

La première conclusion que l’on tire de ces trois scénarios est que la baisse des prix permet aux particuliers d’augmenter leur pouvoir d’achat immobilier. En effet, une baisse des prix de 3 % pourrait faire augmenter de 2,5 % le nombre de foyers qui veulent acquérir un logement à Paris. Par contre, 1,7 % des ménages perdraient en pouvoir d’achat à la suite d’une hausse de taux et ils seraient 0,6 % dans l’incapacité d’accéder à la propriété en cas de hausse du chômage. À Lille, le repli de 7 % des prix conduit à une augmentation de 4,2 % du nombre de particuliers pouvant acheter un bien. Seul 1,5 % des particuliers pourraient acheter en cas de hausse de 0,30 % des taux.
Deuxièmement, les effets des variations sont plus sensibles dans les villes où les prix sont très élevés par rapport aux localités où les biens sont plus abordables.

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