Immobilier : Les appartements de luxe parisiens ont de nouveau la cote

PhotoActu20111028BisLe premier semestre 2013 a vu une amélioration notable des ventes dans l’immobilier de luxe à Paris, en partie grâce à la baisse des prix et au niveau historiquement bas des taux des prêts immobiliers.

Prix en baisse et moral en hausse

Après une année 2012 très terne, le marché de l’immobilier de standing dans la capitale s’est bien redressé et Daniel Féau reconnaît ainsi avoir réalisé deux ventes quotidiennes pour un chiffre d’affaires de 275 millions d’euros au second trimestre. Sur le premier semestre 2013, la société a bouclé 350 transactions sur Paris et sa région soit près de 27 % de plus qu’en 2012 pour la même période.

Barnes International a pour sa part conclu 80 ventes lors du 2e trimestre, dont 58 de plus d’1 million d’euros sur un marché « très dynamique » pour des biens « en état impeccable », avec notamment des chiffres de vente en hausse de 27 % sur la zone Paris-Neuilly.

Les deux sociétés ont enregistré une baisse sensible des prix, - 5 % en moyenne sur un an pour Barnes et - 8 % chez Féau.

Un marché en mutation

Pour autant, ces professionnels refusent de céder à l’euphorie. D’ailleurs le marché reste assez loin du niveau d’activité des années 2006 à 2011.

Eric Vincent directeur de l’agence Rive gauche d’Emile Garcin, s’attend ainsi à un mois de juillet – l’un des deux meilleurs de l’année avec le mois de décembre – un peu en retrait, regrettant « un manque de confiance lié à la crise » et des acheteurs étrangers « beaucoup moins présents ».

Le président de Barnes International, Thibault de Saint-Vincent abonde dans ce sens et constate, malgré un mois de juin « exceptionnel », que les clients du Moyen-Orient, de Russie, du Brésil ne pèsent plus que pour 15 % des transactions sur la Rive gauche quand ils en assuraient 40 % il y a deux ans.

Les acheteurs fonctionnent moins au « coup de cœur » et n’hésitent plus à négocier âprement d’où une décote de 20 % à 30 % pour des biens nécessitant travaux et qui peinent à se vendre, restant six mois en moyenne sur le marché.

Autre « nouveauté », l’afflux de riches acheteurs provinciaux qui choisissent Paris, non seulement pour des questions de rentabilité (revente plus facile, choix plus large…), mais aussi de sécurité et qui profitent des taux historiquement bas pour effectuer un investissement sûr à moindre coût.

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