Vers un remodelage de l'Alur avec les professionnels

LogementLe dernier congrès de la Fnaim s'est conclu sur une note semi-optimiste même si les professionnels de l'immobilier ont affirmé que près de 10 000 emplois devraient être supprimés cette année en raison de la crise qui sévit dans le secteur. Cécile Duflot, ministre du Logement avait en effet annoncé dans un courrier adressé à la Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier) qu'elle serait prête à reprendre les discussions sur le texte de la loi Alur (pour l'Accès au logement et un urbanisme rénové).

L'Alur, une loi vue d'un très mauvais œil par les professionnels

Le président de la Fnaim Jean-François Buet avait annoncé que le ministère du Logement était ouvert à des propositions pour remodeler le texte de l'Alur. Rien n'est encore trop tard, car ce projet de loi va encore passer en deuxième lecture en début d'année. Par ailleurs, la Fnaim estime qu'il comporte des dispositions qui vont aussi en faveur des professionnels comme la mise en place du Conseil national de la transaction immobilière.

L'encadrement des loyers semble être le point qui mécontente le plus les agents immobiliers. S'ils se font à l'idée qu'il restera maintenu tel quel dans te texte, ils espèrent néanmoins que les clauses qui portent sur les frais d'agences supportés exclusivement par les propriétaires uniquement seront modifiées.

Enfin, par rapport à la GUL (Garantie universelle des loyers), l'État a consenti à supporter les frais pour un montant de 500 ou 600 millions d'euros.

Une activité en berne marquée par la fermeture de nombreuses agences

Selon la Fnaim, le bilan de cette année sera peu reluisant avec seulement près de 640 000 transactions. Selon ses estimations 3 000 agences mettront la clé sous la porte, provoquant la disparition de près de 10 000 postes. Les agences situées dans les petites villes sont les plus vulnérables. Tel est aussi le cas des indépendants qui résistent moins bien à la crise que les réseaux.

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