Immobilier : les perspectives pour 2014

perspectives Après le recul des prix de l'immobilier en France en 2013, les ménages comme les professionnels s'interrogent quant aux perspectives pour 2014. Les deux grandes interrogations sont « Jusqu'où les prix vont-ils baisser ? » et « Les investisseurs vont-ils revenir ? ».

État des lieux du marché de l'immobilier en France en 2013

Le constat le plus notable chez tous les professionnels du secteur est la baisse des prix régulière tout au long de l'année 2013. Le recul n'a cependant pas été homogène, certaines régions étant plus durement impactées que d'autres. Dans les grandes agglomérations et les régions où l'emploi souffre moins, le niveau du marché reste stable. En revanche, en milieu rural et dans les villes de taille moyenne, le décrochage est plus marqué.

Certains segments aussi sont plus touchés. Les résidences secondaires, en l'occurrence, ne rencontrent plus leur succès d'antan. Même les Parisiens, les plus friands de ce type de bien immobilier, montrent leur désintérêt. Résultat : les maisons de campagne ont connu une dépréciation de l'ordre de 20 à 25 % entre 2012 et 2013 selon la FNAIM.

De manière générale, les acquéreurs jouent l'attentisme et deviennent plus exigeants. Sur les biens de qualité médiocre, présentant un défaut ou situés dans les étages inférieurs pour les appartements, les propriétaires ont bien du mal à obtenir le prix visé.

Quelles perspectives pour l'immobilier français 2014 ?

L'année prochaine, pour les professionnels du secteur, la tendance de 2013 devrait se maintenir au mois durant les six premiers mois. Un effondrement des prix n'est toutefois pas au programme, au grand regret des ménages intéressés par un achat pour se loger. À Paris, par exemple, nombreux sont ceux qui attendent le passage sous le seuil des 8 000 euros du mètre carré.

Les taux de crédit immobilier toujours bas et les incitations fiscales mises en place temporairement pour donner un peu de souffle n'ont visiblement pas suffi, probablement du fait du manque de lisibilité. En outre, les segments en difficulté comme les résidences secondaires auront toujours autant de mal.

Mais le problème le plus important, et qui mérite une réaction rapide, est sans aucun doute la désertion des investisseurs cherchant un bon placement. Sans visibilité, sans perspectives attractives et avec l'encadrement des loyers, ils préfèrent se tourner vers d'autres produits moins risqués et ne sont visiblement pas près de revenir. Une véritable « tragédie » sur le long terme, selon les spécialistes.

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