Immobilier : L'investissement locatif est soumis à rude épreuve

BaisseL'instauration de nouveaux impôts et la mise en place de nombreuses mesures pour encadrer l'activité des bailleurs semblent démotiver les particuliers qui veulent entrer sur le marché de l'investissement locatif. Telle est la constatation des professionnels de l'immobilier qui voient le départ de ces investisseurs du marché immobilier.

Les investisseurs quittent le marché immobilier

L'immobilier demeure le secteur privilégié par les particuliers pour placer leurs économies. Le marché de l'investissement locatif est néanmoins déserté par les acheteurs en raison de leur baisse d'intérêt face aux nouvelles taxes et aux nombreuses nouvelles règles qui s'appliquent à cette activité. Le réseau d'agences immobilières Century 21 a ainsi annoncé que le volume des acquéreurs pour louer s'est replié de 6,1 % pendant les 6 premiers mois de cette année.

Des bailleurs qui ne savent plus où en donner de la tête

Bien qu'elle soit déjà appliquée depuis 2012, la première disposition dénoncée par les bailleurs est l'encadrement des loyers dans les zones tendues. Ils ne peuvent plus fixer librement leurs loyers notamment en ce qui concerne les contrats sur les premiers loyers, les loyers à la relocation et ceux des meublés. Cette baisse de rendement a ainsi conduit bon nombre d'investisseurs potentiels à ne plus s'engager sur le marché.

La mise en place de la garantie universelle des loyers dans les années à venir pourrait également constituer un facteur démotivant pour les acheteurs. Les propriétaires ne pourront plus demander une caution à leurs locataires, les deux parties devront toutes deux cotiser à la garantie. De plus, les bailleurs devront s'acquitter de l'intégralité des frais d'agence lorsqu'ils ont recours à leurs prestations pour trouver des locataires.

Enfin, même si lors de la cession de leurs biens les propriétaires pourront bénéficier d'un abattement sur les plus-values en 2014 il y a de fortes chances qu'ils soient confrontés à la hausse des droits de mutation. Les départements pourront en effet les augmenter jusqu'à 4,5 % contre 3,8 % actuellement pendant les 2 prochaines années.

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