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Le taux d'intérêt à long terme des marchés financiers (OTA 10 ans), utilisé comme référence pour les crédits immobiliers, n'a, globalement jamais cessé de baisser depuis 1991 (il était à plus de 9 % en 1991). Mais sur 2007, il est reparti à la hausse, passant de 3,96 % au 2 janvier à 4,47 % au 31 décembre (soit une hausse de 13 % sur un an).
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L'OAT 10 ans a atteint 4,74 % au 9 juillet 2007, son plus haut niveau l’année dernière, avant de redescendre progressivement. Il se situe à 4,16 % au 4 avril 2008, contre 4,45 % au 2 janvier 2008 (soit une baisse de 0,29 point). Les emprunteurs profitent donc encore de conditions très favorables pour leur projet : 4,70 % pour le taux fixe hors assurance sur 25 ans pour un excellent dossier..
Deux facteurs
complémentaires méritent d'être
soulignés :
les taux d’intérêt en Europe sont fixés depuis le mois de juin 2007 à 4 % afin de contenir tout risque d'inflation. La Banque Centrale Européenne, BCE, est partagée entre une possible hausse du taux d’intérêt pour juguler l'inflation et une baisse pour soutenir l'économie. Elle a décidé, lors de sa réunion du jeudi 6 mars, de ne pas modifier son taux d’intervention. Les taux fixes des prêts immobiliers devraient donc rester stables et attractifs dans les prochains mois ;
depuis août 2006, l’inflation était stabilisée sous les 2 %, conformément aux objectifs de la BCE. Mais les chiffres d’inflation pour mars 2008 montrent une forte hausse, à 3,5 % en rythme annuel (contre 3,3 % en rythme annuel pour mars 2008). Compte tenu des alertes déjà vécues en mars et avril 2007 (+ 0,70 % et + 0,60 % sur un mois) et des prévisions d’inflation pour la zone euro (2,9 % pour 2008 et 2,1 % pour 2009), la BCE entend rester extrêmement prudente.
Compte tenu de la politique monétaire extrêmement accommodante adoptée par la FED et du maintien, par la BCE, de son taux directeur à 4%, nous pensons que les taux d'intérêt devraient rester stables pour les prochains mois. Ils pourraient progresser légèrement (environ 0,10 point) au premier semestre 2008.
Trois éléments expliquent la situation actuelle des taux d'intérêt et nos prévisions stabilisation des taux des prêts immobiliers :
l'orientation de la politique de la Banque fédérale américaine (FED) : face à la récession économique qui se profile aux Etats-Unis, le président de la Réserve fédérale américaine a annoncé le 2 avril qu’il n’hésiterait pas à baisser son taux d’intérêt pour éviter une dégradation de la situation économique. Les Etats-Unis traversent une crise des marchés immobiliers et financiers qui a déjà conduit la FED à baissé son taux d’intérêt de 2 % depuis le début de l’année. Les marchés financiers anticipent un nouvel assouplissement de la politique monétaire américaine et pensent que le taux d’intérêt de la FED va baisser jusqu’à 2 % d’ici la fin de l’année. ;
une inflation en Europe globalement maîtrisée : en maintenant son taux directeur à 4 %, la BCE donne la priorité à la maîtrise de l’inflation plutôt que la relance de l’activité économique. L’inflation était relativement stable début 2007, en-dessous du seuil objectif de 2 %. Mais elle a atteint 3,5 %en mars 2008, suscitant les inquiétudes de la BCE. La très forte hausse du cours de l’euro (+ 7 % depuis le début de l’année) réduit sensiblement le coût des importations et contribue à maîtriser les risques d’inflation ;
des marchés boursiers encore incertains : le CAC 40 a perdu 12 % de sa valeur depuis le début de l’année (5 614 points au 2 janvier 2008) et 15 % sur un an (5742 points au 4 avril 2007).
La crise financière de l’été 2007 a fortement ébranlé les places boursières mondiales. Le CAC 40 a terminé l'année 2007 à 5 614 points, alors qu'il l'avait entamée à 5 620 points ! (soit une perte de 0,11 % en 2007). Ce niveau de performance contraste avec les excellentes performances de la Bourse pendant plusieurs années : + 21,20 % en 2006, + 24,40 % en 2005, + 7,30 % en 2004 et + 16 % en 2003.
Les marchés boursiers étant incertains et risqués, les investisseurs se retournent vers les instruments de taux d’intérêt (obligations), ce qui oriente les taux d'intérêt à la baisse.
Conclusion : on estime ainsi que le mouvement de baisse des taux, amorcé en septembre 2007, se prolongera durant les prochains mois. Compte tenu des dernières évolutions de l'économie américaine, de la crise du marché immobilier américain et des déclarations du président de la FED (qui met l’accent sur les risques de récession économique), de nombreux analystes estiment que la baisse des taux d’intérêt de la FED sera poursuivie dans les prochains mois (les marches financiers anticipent un taux d’intérêt américain à 2 % d’ici la fin de l’année 2008). Les taux d’intérêt à long terme avaient progressé fortement en 2007. Aujourd’hui, impactés par les problèmes financiers liés aux prêts immobiliers « subprimes », après avoir connu une forte baisse, ils devraient se stabiliser à leurs niveaux actuels.
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