En
un clin d'il, grâce à ces indicateurs,
vous allez tout comprendre de l'évolution des
taux d'intérêt. Les chiffres qui influencent
les taux à la baisse sont suivis d'une flèche verte,
ceux qui influencent les taux à la hausse d'une flèche
rouge... Suivez le guide !
Depuis la fin de l'année 2008, le cours du pétrole est en forte baisse notamment en raison du repli de la demande lié à la crise financière. Les cours du brut américain ont ainsi atteint début févrierleurplus bas niveau depuis janvier 2005, aux alentours de 40 dollars le baril contre 110 dollars six mois avant. Le pétrole a perdu les deux tiers de sa valeur depuis son record de 147,50 dollars le 11 juillet.
La demande de pétrole, en baisse dans les pays riches depuis mai, diminue davantage depuis la crise financière, exerçant ainsi pression à la baisse sur les prix.
Grâce au reflux du prix du pétrole, l’inflation dans la zone euro est en baisse (0,6 % en mars contre 1,2 % en février et 4 % en juillet 2008). Les baisses successives du cours du pétrole et les perspectives sur l’offre devraient conduire à une baisse des anticipations d’inflation.
Préoccupée par la propagation de la récéssion en Europe, la Banque centrale européenne a diminué six fois son taux directeur en six mois.
Influence sur les taux :
Taux d'inflation : 0,6 %
Avec la baisse des cours du pétrole et des matières premières le ralentissement des prix à la consommation est enclenché. En mars 2009, l’inflation dans la zone euro ressort à 0,6 % contre 1,2 % en février, 3,6 % en septembre et 4 % en juillet, son plus haut niveau depuis mai 1992. L'inflation atteint actuellement son plus bas niveau historique, bien en dessous de la cible de 2 % fixée par la Banque centrale européenne.
En France, l’indice des prix à la consommation a également considérablement baissé à 0,3 en mars contre 2,7 % il y a six mois et 3,6 % en juillet 2008. L’inflation connaît un ralentissement essentiellement liée à la baisse des cours de l’énergie et des produits alimentaires.
Dans un contexte de baisse des tensions inflationistes et pour faire face à la crise économique en Europe, la BCE a baissé son taux six fois entre octobre et avril (de 4,25 % à 1,25 %) et pourrait envisager de poursuivre le mouvement.
Influence sur les taux :
Cours de l'Euro : 1,29 $
Pris dans la tourmente de la crise financière, l'euro, à 1,29 $ le 21 avril, est en baisse de près 25 %, sur un an . Si la crise financière et ses conséquences sur l'économie américaine ont contribué à une forte dépréciation du dollar, aujourd'hui, les marchés s'inquiètent des évolutions de la crise financière en Europe. La monnaie européenne avait battu son record historique le 22 avril 2008, se hissant à 1,60 dollar.
Un cours de l'euro plus faible a un effet positif sur la croissance économique, en diminuant de manière significative le coût des importations et en rendant les exportations plus compétitives.
Une baisse du cours de l'euro en favorisant l’activité économique, n'incite pas la BCE à baisser ses taux d'intérêt. En cas d’euro fort, la Banque centrale européenne est incitée à baisser son taux pour favoriser les exportations.
Influence sur les taux :
Indice boursier : 3 000 points
Le 21 avril, le CAC 40 a ouvert à 3 005 points. Au total, le CAC 40 a perdu 45 % de sa valeur en 2008 (5 550 points le 2/01/2008), impacté par la crise financière.
L'indice affiche son plus bas niveau depuis mai 2003. Il a perdu 15 % depuis début 2009 et se situe à un niveau inférieur de 130 % par rapport à son niveau le plus élevé de 6 935 points en septembre 2000. Ceci incite les investisseurs à se retourner vers les instruments de taux d'intérêt (obligations). La mauvaise performance des marchés boursiers constitue le facteur prédominant qui oriente les taux d'intérêt à la baisse.
Influence sur les taux :
Taux de chômage : 8,5 %
Le taux de chômage dans la zone euro est en hausse depuis l'été 2008 à 8,5 % en février contre 7,3 % en juillet 2008 et 7,2 % en décembre 2007. Il atteint ainsi son plus haut niveau depuis deux ans.La zone euro compte désormais 13,5 millions de chômeurs.
En France, le taux de chômage atteint 7,8 % sur l'année 2008, soit plus de 2,3 millions de chômeurs. Après 3 années de baisse, le chômage reste à son plus bas niveau depuis 25 ans
La hausse du taux de chômage donne aux gouvernements un argument en faveur d’une baisse des taux d’intérêt de la BCE. La dégradation du marché du travail a donc une influence à la baisse sur les taux d'intérêt.
Influence sur les taux :
Croissance européenne : - 2,7 %
Le PIB de la zone euro ddevrait encore baisser de 1,9 % au premier trimestre 2009, après un recul de 1,6 % les trois derniers mois de 2008. La croissance est pénalisée par la baisse de la consommation des ménages et un ralentissement de l'investissement. Sur l'année 2008, la croissance ressort à 0,7 % après 2,6 % en 2007.
L'économie de la zone continue à se dégrader... A tel point que la Commission Européenne prévoit une récéssion de 2,7 % en 2009.
La propagation de la récéssion pourrait encourager une nouvelle baisse des taux de la BCE.
Influence sur les taux :
Croissance américaine : -1,.6 %
L'économie américaine a reculé de 6,2 % sur un an au 4e trimestre 2008 après - 0,5 % au 3e trimestre. Cette baisse, beaucoup plus forte qu'attendue, est d'une ampleur inédite.
Au total, la croissance est ramenée à 1,1 % pour l'ensemble de 2008, après 2,0 % en 2007. Pour 2009, les économistes tablent sur une récession de 1,6 %.
La contraction de l’activité aux Etats-Unis a une influence majeure sur l'évolution des taux d'intérêt. La FED a ainsi baissé son principal taux directeurs 8 fois depuis l'été 2007 pour le ramener à 0 % - 0,25 %. La baisse des taux américains conduit les investisseurs à se porter vers les obligations en euros. L’augmentation des demandes d’obligations en euros contribue à une baisse des taux d’intérêt dans la zone euro.
Influence sur les taux :
Taux de chômage aux Etats-Unis : 8,5 %
Le chômage atteint son plus haut niveau depuis 25 ans à 8,5 % en mars contre 8,1 % en février mais 6,7 % en novembre, tandis que l'économie du pays supprimait encore 663 000 emplois. Au total, en 2008, l'économie américaine a détruit 2,6 millions d'emplois, soit autant qu'en 1945. Il y a aujourd'hui, 13,2 millions de chômeurs officiellement recensés aux Etats-Unis. La Fed anticipe désormais un taux de chômage compris entre 6,3 % et 6,5 % pour 2008, et entre 7,1 % et 7,6 % pour 2009.
La dégradation du marché du travail américain a un impact à la baisse sur les taux d’intérêt des marchés financiers.
Influence sur les taux :
Marchés financiers court terme : 1,78 %
Le taux à 1 an est en baisse à 1,78 % contre 4,85 % en mais 2008. Il a donc diminué de près de 3,50 points en 1 an.
Les marchés financiers se caractérisent par une forte baisse des taux à court terme et des taux à long terme, liée aux mauvaises performances boursières et aux sixbaisses consécutives du taux directeur de la BCE.
Influence sur les taux :
Marchés financiers long terme : 3,70 %
Le taux d'intérêt à long terme (OAT 10 ans) s’établit à 3,70 % en avril 2009. Il se situait à 4,85 % en mai 2008. Ayant déjà beaucoup baissé, l'OAT devrait se stabiliser aux alentours de 3,70 % avant de remonter fin 2009