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VII - L'allongement des durées d'emprunt se poursuit

Le prêt à 50 ans fait l’objet d’une attention toute particulière, il s’inscrit dans une logique d’allongement des durées à laquelle tous les particuliers sont sensibles. Les particuliers s’inquiètent d’un prêt souscrit à 25 ans et qui durera toute la vie !

Si la logique financière d’un prêt à 50 ans ne peut pas être écartée à priori (à taux d’intérêt égal il permettrait d’emprunter 19 % de plus qu’un prêt à 30 ans, soit 35 200 euros de plus pour 1 000 euros de mensualité) sa mise en place soulève actuellement deux difficultés importantes :

  1. le taux d’intérêt réellement proposé est nettement plus élevé que pour un prêt à 30 ans (0,90 point de plus, 5,20 % en révisable contre 4,30 % environ à taux fixe)
  2. le taux d’intérêt proposé est un taux révisable, qui entraînera certainement des taux d’intérêt élevés dans l’avenir (sans doute 5,50 % dans les deux prochaines années)

Compte tenu de ces deux paramètres, le coût total très élevé du prêt à 50 ans peut difficilement se justifier. Pour un emprunt de 100 000 euros, le coût total de prêt s’élève à  310 000 euros (estimés sur la base du taux d’intérêt actuel), contre 136 000 euros pour un prêt sur 30 ans et 104 000 euros pour un prêt sur 25 ans.

Le particulier aura, en règle générale, intérêt à choisir une solution de financement en taux fixe ou en taux mixte sur 30 ans. Il pourra alors profiter d’un taux d’intérêt bas fixé pendant les 5 ou 10 premières années du prêt tout en bénéficiant de l’allongement de la durée pour augmenter sa capacité d’endettement.

Le positionnement de cette offre de financement réside avant tout sur une analyse de crédit des dossiers différente de celle des banques françaises. Cette analyse ne prend pas réellement en compte la pérennité des revenus de l’emprunteur mais s’attache à deux éléments : l’endettement sur la première année de prêt en fonction des revenus sur les trois derniers mois (incluant tout type de revenu) et l’importance de la garantie. Si le montant de l’apport personnel est inférieur à 20 % (ce qui constitue la majorité des cas) une garantie additionnelle est demandée en complément de l’hypothèque (ou de l’IPPD) sur le bien financé. Il s’agira d’une caution personnelle des parents, de la famille ou d’autres personnes qui soient propriétaires d’un bien immobilier avec une marge hypothécaire d’au moins 20 %. Ce type d’analyse de crédit qui ne correspond pas aux usages bancaires en France peut à ce titre aider certains particuliers à mener à bien leur projet.

 

 
 
 
 

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