La notion de marge hypothécaire qui représentait un critère essentiel de l’analyse de risque en 2002 est aujourd’hui largement abandonnée. Pour un grand nombre d’établissements la part des dossiers de crédit sans apport atteint 50 % et la part des prêts à 110 % atteint 10 %.
Dans ces conditions, et si on y ajoute le remboursement des prêts sur de longues durées, la marge de sécurité apportée par la garantie réelle est extrêmement faible. De manière générale on peut confirmer que les critères d’acceptation des dossiers de crédit ne cessent de s’assouplir depuis 5 ans et que les années 2006 et 2007 s’inscrivent dans cette évolution.
Certains établissements élargissent le niveau d’endettement pour le porter à 40 % plus élevé que le niveau de 33 % traditionnel. On continue à observer une réticence dans l’octroi du crédit si un dossier associe une longue durée avec un endettement dans la tranche maximum acceptable, avec l’absence d’apport et une profession peu évolutive.
Dans ces cas, le recours à un établissement spécialisé constituera la seule solution envisageable.
Si le taux de défaut de paiement aux Etats-Unis sur les sub-prime soulève des questions, force est de reconnaître que des particuliers en France sont totalement exclus du marché de l’accession à la propriété. Il s’agit notamment des particuliers en Contrat à Durée Déterminée, des dirigeants de PME. Une politique de crédit plus souple associée à des taux d’intérêt plus élevés permettrait de solvabiliser une nouvelle catégorie de particuliers. |