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Malgré la crise, les « hyper-riches » concentrent de plus en plus de richesses

Intérieur d’un hotel de luxe

Même en période de récession économique, le fossé entre riches et pauvres continue de se creuser. Telle est la conclusion du dernier rapport de l’ONG britannique Oxfam qui révèle que 62 personnes s’arrogent désormais de la moitié de la richesse mondiale. Ce chiffre était encore de 388 en 2010. La méthodologie de cette étude a cependant été sévèrement critiquée.

62 individus se partagent la moitié de la richesse mondiale

Oxfam a publié récemment un rapport sur les inégalités dans le monde. Dans son étude, l’ONG explique que les « 1 % les plus riches de la planète » possèdent autant que les 99 % restants de la population. Et selon toujours l’association, ceux-ci se sont enrichis plus rapidement que prévu.

L’an passé, Oxfam prédit que les 1 % accumuleront plus de richesses que le reste du monde en 2016. Cette prévision s’est en effet concrétisée dès 2015, soit un an plus tôt [...] Le gouffre qui sépare les ultras riches du reste de la population s’est considérablement agrandi sur les douze derniers mois.

Mais ce qui est encore plus frappant, c’est de voir que « 62 personnes les plus riches détiennent autant de patrimoines que la moitié la plus pauvre », soit près de 3,6 milliards d’individus. « Or, en 2010, leur nombre était encore de 388 », rappelle l’association.

Et pour mieux attirer l’attention sur ces clivages, celle-ci rajoute que la fortune de ces 62 ultras riches a augmenté de 44 % depuis 2010 alors que celle de la moitié la plus pauvre a reculé de 41 % sur la même période.

Une étude à prendre avec des pincettes

Si l’étude nous fournit quelques enseignements intéressants sur l'inégale répartition de la richesse dans le monde, la méthode de calcul retenue est toutefois très controversée. En effet, pour estimer la richesse détenue par un individu, l’ONG se base sur son patrimoine net (actifs moins dettes), lui-même tiré des données de la banque Crédit Suisse.

Seulement voilà, cette méthodologie n’est pas sans soulever un certain nombre de problèmes conceptuels.

Typiquement, elle nous amène à conclure que le propriétaire d’un logement, qui doit encore de l’argent à sa banque, est plus pauvre qu’un locataire, mais aussi que les pauvres du Bangladesh ou du Pakistan, qui n’ont pas accès aux services bancaires, sont mieux lotis que les Américains fortement endettés, qui cumulent souvent crédits immobiliers et crédit conso.

De son côté, l’économiste Alexandre Delaigue s’est amusé à pousser le raisonnement jusqu’à l’absurde et est parvenu à la conclusion suivante :

Selon ce mode de calcul, la personne la pauvre du monde ne serait pas un Africain affamé, mais plutôt Jérôme Kerviel, qui depuis sa condamnation doit rembourser 5 milliards d’euros à la Société Générale, ce qui lui vaut le patrimoine net le plus faible du monde, à moins 5 milliards.
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