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Le secteur automobile adopte la version électrique des véhicules motorisés

 Voiture électrique

La Suisse est confrontée à une multiplication des stations pour voiture électriques, dont les bénéfices écologiques sont encore remis en question.

À Genève, de plus en plus de prises électriques sont inaugurées dans les parkings. Ces bornes sont disposées de façon à respecter une certaine distance entre elles.

Leur particularité : ces prises sont conçues pour substituer une pompe à essence pour alimenter les voitures qui sont équipées d’une motorisation électrique intégrale.

Mais malgré l’effort fourni en ce sens, le parc de véhicules à propulsion électrique est encore très limité. Toutefois, cela n’empêche pas le modèle de prendre un bon élan pour un avenir prometteur.

200.000 voitures électriques d’ici à 15 ans

Telles sont alors les prévisions de l’Administration cantonale. Parallèlement, l’État établit de nombreux rapports à propos de l’électromobilité, tandis que les académies multiplient leurs recherches pour étudier en profondeur les différents enjeux du concept.

Ainsi, le spécialiste de la mobilité à l’École Polytechnique fédérale de Lausanne, Vincent Kaufmann de diagnostiquer qu’ « Au cœur de cet enthousiasme, il y a la marque californienne Tesla qui produit des voitures de luxe, très chères, les seules à offrir une autonomie de 400 kilomètres.

Il y a un vrai problème de modèle économique : les batteries sont chères et on ne sait pas encore produire de modèle populaire.»

La fiscalité : un éventuel obstacle

En 2015, la Confédération émet un mandat en faveur d’un groupe de travail qui établit un rapport selon lequel le parc automobile électrique atteindra l’ampleur des 19% à 30% en 2035. La même année, l’EPFL réalise une étude qui a conclu qu’une migration en masse vers un parc automobile électrique conduirait à une augmentation de 19% à 24% en ce qui concerne la consommation d’électricité.

Toutefois, avec une amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules, une même proportion pourrait être observée, mais cette fois dans une courbe dégressive de la consommation électrique en 2035. Parallèlement, une diminution de 5% du taux d’émission de CO2 sera possible avec des batteries recyclables, si aujourd’hui, ce taux remonte jusqu’à 25%.

Selon la même étude, le pétrole est aujourd’hui taxé à 8% des revenus fédéraux. Mais dans le cas où la mobilité électrique réussit à prendre son envol, le décroissement de ce taux de prélèvement sera inévitable.

Et pour savoir qui se chargera du paiement du réseau routier, Henri-Pierre Galletti avance que le modèle de financement auto qui existe jusqu’alors ne survivrait pas assez longtemps, et qu’il devient imminent de prévoir dès aujourd’hui d’autres options. Selon lui, cette théorie est valable aussi bien pour la voie routière que pour le secteur ferroviaire.

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