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Retard à combler dans le crédit à la consommation

Horloge et billets d'euros

Moins d’économies pour plus de dépenses en 2016 pour l’ensemble des ménages européens, les chiffres annoncés au niveau des crédits à la consommation confirment cette situation.

Les banques mutualistes et le crédit à la consommation s’affairent dans leur perspective d’évolution. Selon les chiffres de la Banque de France, pour les encours de prêts (prêt personnel, crédit automobile, location avec option d'achat) estimés à 137,7 milliards d'euros, le secteur a connu une progression avoisinant les 4,9 % sur un an.

Des chiffres en rapide progression ressortent pour les réseaux de banques régionales, entre +6,2 % et +11,1 %. Les trois réseaux nationaux (LCL, Société Générale et celui de BNP Paribas) sont moins performants en ayant connu une stagnation de leurs encours.

Ces performances se basent sur les crédits accordés directement des réseaux bancaires en dehors de leurs filiales spécialisées dans le crédit à la consommation (Sofinco pour le Crédit Agricole, ou Cetelem pour BNP Paribas).

Cependant, dans un univers financier où le taux demeure très faible, l’emprunt dans le crédit à la consommation reste relativement onéreux par rapport aux crédits immobiliers.

Des performances à rattraper

Dans le magazine Les Échos de novembre 2016, le directeur général de la Crédit Agricole Consumer Finance prévoit à l'horizon 2020 de fournir de l’aide aux banques régionales pour conquérir leur leadership, et espère ainsi viser la gestion de 82 milliards d’euros de crédits à la consommation, contre 75 milliards aujourd’hui.

Ces chiffres sont le reflet des priorités que chacun s’est fixé. Les performances de ces banques mutualistes découlent de leur propre stratégie dans l’optique de combler un retard qui s’est avéré significatif.

Gagner à la source et encourager à la consommation

Depuis la loi Lagarde en 2010, les établissements bancaires affichent plus de présence dans le secteur du crédit à la consommation. Le crédit attribué sur le lieu de vente a pu être restreint, d’où la progression des crédits attribués par voie bancaire.

Dans un univers où le taux demeure très faible, l’emprunt dans ce type de crédit reste relativement coûteux par rapport aux crédits immobiliers. Résultat : des revenus complémentaires s’offrent aux prêteurs.

Enfin, grâce aux ventes dans le secteur de l’automobile, le crédit à la consommation a connu un rebondissement important. Celui-ci a largement ranimé le secteur de la location avec option d'achat (LOA) auprès des établissements de crédits spécialisés.

Concrètement, en incitant la confiance des ménages et les encourager à la consommation, les banques mutualistes doivent mener une bataille à la source face à des encours qui stagnent dans les réseaux nationaux.

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