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Bénéfices records pour les banques américaines en 2016

Banques américaines

En promettant d’assouplir le cadre légal du secteur financier, Donald Trump a permis une croissance considérable des bénéfices des grandes enseignes bancaires américaines en 2016.

Forte hausse des bénéfices pour le top 3 du secteur bancaire américain

Suite à la victoire surprise du milliardaire, les marchés financiers ont affiché une très nette tendance à la hausse en novembre, entraînant les bénéfices des trois plus grandes banques de la place dans leur sillage.

Le leader du secteur, JPMorgan Chase, a engrangé 27,73 milliards de dollars de profits (dont 6,73 milliards sur les 3 derniers mois), un record. Bank of America, son dauphin, a réalisé 16,2 milliards de dollars de bénéfices (dont 4,34 milliards au cours du 4e trimestre, soit une progression de 46,8 %).

Selon Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan, l’élection de Trump est en train de doper l’économie des États-Unis. Il anticipe par ailleurs des opportunités de mise en place de mesures favorables à la création d’emplois et à la croissance.

Risque de vague spéculative

Cette flambée du secteur bancaire repose sur la perspective d’un assouplissement de la législation qui le régit, avec des baisses d’impôt drastiques. La loi Dodd-Frank, notamment, si elle était démantelée comme l’a affirmé Donald Trump, libérerait la spéculation, sévèrement encadrée à l’heure actuelle.

Cet espoir a déjà eu un effet positif sur le chiffre d’affaires lié au courtage des bons du Trésor et autres obligations, des matières premières et des devises (FICC) ; JPMorgan et Bank of America ont enregistré un bond de 31 % et de 11 % respectivement de leurs revenus en la matière.

La directrice financière du premier, Marianne Lake, annonce un regain de confiance des investisseurs. Lequel s’est déjà traduit par un gain de 23 % de l’indice regroupant les valeurs bancaires à Wall Street (KBW) après le 8 novembre.

Remontée des taux d’intérêt

Les résultats des banques américaines s’expliquent également par le relèvement du taux d’intérêt principal opéré par la Réserve fédérale en décembre. Grâce à ce mouvement, les banques ont pu augmenter à leur tour le coût de leurs produits et services : crédits immobiliers, prêts à la consommation, prélèvements sur les dépôts et cartes de paiement, etc.

S’il n’a eu qu’un impact limité sur les chiffres du dernier trimestre 2016, cet ajustement des taux devrait doper les résultats de ce premier trimestre 2017. D’ores et déjà, la marge d’intérêt nette, qui représente l’écart entre les taux d’emprunt et de placement de l’argent, s’est améliorée.

Pour la banque californienne Wells Fargo, distributeur de 20 % des emprunts immobiliers dans le pays, cette marge est passée de 2,82 % à 2,87 % d’un trimestre à l’autre. Pour les analystes d’Evercore, l’avenir des banques US s’annonce « radieux ».

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