Menu Crédit consommation

La Chine durcit la réglementation encadrant le secteur du microcrédit

 Pièces pour les crédits chinois

En Chine, l’essor fulgurant de la finance en ligne pousse les pouvoirs publics à renforcer le cadre réglementaire régissant le secteur du microcrédit. Le principal objectif de la série de mesures prises est de contenir l’explosion des crédits à la consommation et des prêts entre particuliers.

Durcissement de la réglementation

En premier lieu, l’octroi de crédits est conditionné à la possession d’une autorisation spécifique, que le prêteur soit une personne physique ou morale. Par ailleurs, une publication de la banque centrale chinoise (PBOC) et du régulateur des banques indique que les autorités vont cesser de délivrer des autorisations permettant la distribution de prêts interrégionaux ou sur internet.

ImportantEn outre, d’après le même texte, la Cour suprême chinoise fixe désormais le taux d’intérêt maximum applicable aux emprunts entre individus ou acteurs privés. Le plafond du taux annualisé s’établit à 36 %, rapporte le site d’information financière Zhongguo Jinrong Xinwen.

Troisième mesure, les prêts ont maintenant l’interdiction d’accorder des fonds à des emprunteurs non solvables ou à les pousser au surendettement. Par ailleurs, la notice souligne que le recours à la « violence » ou à « l’intimidation » pour récupérer l’argent prêté n’est plus acceptable.

En effet, la multiplication très rapide des plateformes de micro-prêts à la consommationn sur la Toile s’est accompagnée de nombreux abus : taux exorbitants et méthodes de recouvrement musclées allant jusqu’aux agressions et rapts.

Menace croissante de la « finance de l’ombre »

Les régulateurs s’alarment en outre de la menace croissante des risques financiers liés aux 152 milliards de dollars de prêts et qui échappent par conséquent à tout contrôle hors du circuit bancaire.

Pour maîtriser cette « finance de l’ombre », Pékin veut durcir la législation autour de la finance en ligne, considérée comme la principale source de risques.

Plus généralement, considérant le poids de la dette nationale, le pays cherche à freiner l’envolée des prêts à la consommation, dont la part sur l’ensemble des nouveaux emprunts distribués par les banques atteint 60 %.

La PBOC s’inquiète particulièrement du nombre de personnes qui sollicitent ce type de crédit pour financer l’apport personnel indispensable à l’obtention d’un emprunt immobilier.

Les conséquences de cette évolution réglementaire se sont immédiatement fait sentir pour les grandes sociétés de microcrédit à la consommation. Ainsi, le cours des titres des deux géants du secteur, Qudian et PPDAI, à la Bourse de New York, a récemment chuté malgré l’annonce, notamment par Qudian, du plafonnement du taux d’intérêt annualisé des prêts qu’elle octroie.

Archives

Liens sponsorisés
publicite
publicite

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Retour top