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Espagne : malgré des signaux positifs, la situation reste précaire pour les ménages

Crise perdure en espagne

Malgré une légère amélioration de la situation économique en Espagne, manifestée notamment par un chômage en baisse, la reprise du crédit à la consommation, les effets de la crise se font encore ressentir. Dans l’immobilier, en particulier, les expulsions des logements ont augmenté entre 2013 et 2014.

Les saisies de logements en hausse de 13,5 % en 2014

L’explosion de la bulle immobilière ibérique en 2008 a eu des répercussions dramatiques sur la population, dont une grande partie a perdu son logement. Cette situation continue aujourd’hui, avec 13,5 % d’expulsions en plus à l’automne 2014 par rapport au troisième trimestre 2013.

Rien qu’à Madrid, la région a vendu trois mille logements sociaux à des entreprises privées, qui se sont empressées d’augmenter les tarifs, et de manière considérable, puisque les 50 euros mensuels réclamés pour certains appartements sont passés à 400 euros.

Conséquence : de nombreux locataires ont été ou seront encore expulsés en 2015. Les sans-emploi et les ménages aux faibles revenus s’exposent à des difficultés financières insurmontables, et devront compter sur des aides venant de proches ou d’œuvres caritatives. C’est d’ailleurs grâce à ces liens familiaux que la proportion de SDF n’a pas explosé : leur nombre serait compris entre 23 000 et 40 000 pour 44 millions d’habitants.

Situation précaire pour de nombreux ménages

Pourtant, la croissance reprend progressivement. Premier signe, le PIB 2014 a gagné 1,3 %. Le chômage aussi est en repli, bien qu’elle frappe encore 4,45 millions d’Espagnols. Le crédit consommation aussi est en hausse.

Mais pour les personnes les plus fragiles, la réalité est loin d’être à la sortie de crise, au contraire. À l’image des loyers, les prêts hypothécaires à taux variable avec lesquels des dizaines de milliers ont financé leur logement grèvent leur budget mensuel de quelques centaines d’euros mensuels.

  • Sans épargne, souvent avec des revenus insuffisants, sans situation professionnelle ou avec un job à mi-temps ou précaire, ces personnes n’ont plus les moyens de négocier avec les banques ni de se payer un toit décent.

Le problème est d’autant plus grave que l’importance accordée auparavant à la propriété immobilière fait que le parc des logements sociaux ou publics est extrêmement réduit, représentant seulement 1 % des 2,6 millions de logements existants, bien loin d’autres mégalopoles européennes telles que Berlin, Vienne, ou encore Amsterdam.

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