La hausse des taux d'intérêts sur l'immobilier français

baisseDans un contexte morose pour le marché, la hausse des taux de crédit immobilier pourrait paradoxalement servir les intérêts des acheteurs, qui attendent une baisse plus marquée des prix pour investir.

Une hausse de 1 % des taux retirait 20 % d'acquéreurs du marché

Selon les spécialistes, une hausse de 1 % des taux actuels sur le long terme impacterait le pouvoir d'achat des acheteurs de 8 %, et aurait pour effet d'empêcher entre 10 % et 20 % des emprunteurs de satisfaire aux critères de solvabilité des banques.

  • En revanche, il suffirait que le taux moyen passe ainsi de 3 % à 4 % pour que les prix perdent de 5 % à 10 %.

Néanmoins, la vitesse à laquelle se fait la réévaluation joue également un rôle psychologique crucial, surtout sur ce secteur. En effet, si la remontée se fait en douceur, les propriétaires sont moins enclins à revoir leurs prétentions alors qu'avec une montée plus brutale, les prix s'ajusteront plus rapidement – entre 3 à 6 mois.

L'ITI moyen n'est que de 0,5 en France

Pour mesurer cet impact, l'indicateur de tension immobilière (ITI) instauré par Meilleurs Agents est révélateur. Exploitant quelques 150 000 demandes d'estimations reçues chaque mois, il est particulièrement fiable, puisque chaque requête doit comprendre l'adresse et un descriptif précis du bien, ce qui laisse penser qu'il s'agit d'intentions d'achat sérieuses.

Son constat est que l'ITI (le rapport entre le nombre d'acheteurs pour un bien en vente) est de 2 à 3 dans des conditions de marché stables.

  • Pourtant, sur le dernier semestre 2013, il n'est que de 0,5 en moyenne à travers la France, ce qui signifie concrètement qu'il n'y a qu'un acheteur pour deux vendeurs.
  • Clairement, le nombre d'acheteurs est très inférieur au nombre de vendeurs. Partout, ce chiffre est inférieur à 2, même à Paris où il n'est que de 1,2.

Cet ITI de 1,2, explique Sébastien de Lafond, fondateur et coprésident de Meilleurs Agents, devrait se traduire par une réduction moyenne de 5 % à 7 % des prix si les taux d'intérêt ne bougent pas.

Mais avec la réforme qui se prépare, les ménages les plus modestes et les investisseurs locatifs, à cause d'une rentabilité moindre, seront les plus affectés.

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